Histoire vraie et actuelle d'un collégien en détresse.
Une demande d'orientation en ITEP ( institut thérapeutique éducatif et pédagogique ) a été déposée en mai 2007 à la MDPH ( maison départementale des personnes handicapées ).
La réponse est arrivée le 14 avril 2008, soit presque un an plus tard, et parce qu'il y a eu pression de l'assistante sociale d'un centre de jour pour adolescents.
La MDPH propose deux établissements seulement :
- l'un se trouve dans le département voisin du domicile du jeune garçon et doit prendre en priorité les élèves venant du dit département,
- l'autre, n'aura que cinq places à pourvoir à la rentrée prochaine pour déjà plus de cinquante demandes
Les parents sont quand même tenus de prendre rendez-vous avec les chefs d'établissements pour montrer leur bonne volonté sinon la MDPH ne leur proposera pas d'autres choix.
Sachant que
si seules deux possibilités leur sont offertes, c'est que, vraisemblablement, il n'y a pas de places ailleurs,
qu'avant de recontacter la MDPH il faut avoir rencontré les chefs d'établissement,
que ceux-ci sont débordés de demandes et que les délais pour obtenir un rendez-vous sont assez longs,
alors,
lorsque les parents pourront s'adresser à d'autres établissements, toutes les places auront sûrement été attribuées depuis longtemps.
Que devront faire les parents ?
leur fils est soumis à l'obligation scolaire,
trop jeune pour commencer un apprentissage,
indésirable dans un collège " normal ".
Comme d'habitude, ils devront se débrouiller seuls mais ils n'échapperont pas aux réflexions : " mais pourquoi n'avez-vous pas fait cela ? vous auriez du vous adresser là... vous n'auriez pas du faire ce choix ...."
Je crois que c'est malheureusement le lot commun à beaucoup de parents d'enfants " handicapés "
Hier dans la banlieue lyonnaise, un adolescent a agressé d'autres collégiens avec un couteau.
C'était, semble-t-il un jeune perturbé par le décès de son père, en proie à des troubles psychologiques.
Je pense à ses jeunes victimes qui souffrent dans leur corps mais je pense aussi à sa mère qui doit se sentir responsable.
Un constat s'impose, de plus en plus d'adolescents ont besoin d'être aidés psychologiquement et nous manquons cruellement de structures adaptées.