Chantal Sébire ne connaîtra donc pas la paix.
Maintenant, ils savent, c'est bien un suicide.
Ca ne leur suffit pas, il faut trouver un coupable pour que la conscience publique soit sauve.
Je pense à ses enfants, sa famille, à celui qui l'a peut-être aidé.
Comment refuser d'aider quelqu'un qui n'a pas d'autre issue que la mort pour abréger ses souffrances ? J'espère ne jamais être confrontée à une telle demande car je ne sais absolument quelle serait ma réponse.
A la fois le désir de respecter la vie, mais aussi l'impuissance, la douleur de voir souffrir quelqu'un qu'on aime.
J'ai déjà été confronté à la mort d'êtres proches, qu'aurais-je fait s'ils m'avaient demandé de les aider à mourir ? Impossible de savoir tant qu'on n'a pas vécu cette épreuve.
Je plains celui ou celle qui a peut-être pris la décision d'accompagner Chantal Sébire et qui doit être partagé entre le soulagement d'avoir pu le faire et peut-être le le doute : ai-je eu raison de le faire ? Peut-être le remord aussi.
Courage à tous les proches de cette dame.