Chaque premier week-end de septembre, le charmant petit village d'OINGT en Beaulolais accueille le festival international de musique mécanique et d'orgues de Barbarie.
On peut lire sur le site millénaire 3
:
"Le festival international de musique mécanique d’Oingt est né en 1981 suite à la rencontre de deux passionnés d’orgues de barbarie,Messieurs
Faivre et Biolay, lors d’un festival à Lyon à la fin des années 70. Se découvrant bientôt concitoyens d’Oingt dans le Beaujolais, ils commencent à jouer ensemble dans les rues de leur petit
village. Ils ont alors fondé une association –les Amis du vieux village d’Oingt– pour agrandir le cercle des joueurs de musique mécanique.
Aujourd’hui, c’est une centaine d’orgues de barbarie, du plus petit (20 touches) au plus grand (400 touches) qui chaque premier week-end de septembre
investissent les rues d’Oingt. On peut aussi découvrir quelques autres instruments : l’accordéon, le piano mécanique… "
Cette année, j'y étais et je vais essayer de vous faire partager cette découverte.
Oingt est un magnifique petit village médiéval construit sur une colline d'où l'on peut admirer un panorama exceptionnel : la vallée de l'Azergue et les vignobles du Beaujolais.
Bien mieux que je ne saurais le faire, cet article du journal " le PROGRES", vous transcrit à merveille l'ambiance de cette journée.
"Qui a dit que le passé est le passé ? Deux jours durant, le village d'Oingt-en-Beaujolais s'affaire à ressusciter les années 1900, via la 29e édition du festival
d'orgues de barbarie.
Qu'il s'agisse de musique ou de costumes, chacun des 100 tourneurs d'orgue présents respecte à la lettre les coutumes d'antan. Sur les notes de « Mon amant de
Saint-Jean », robes longues, et chapeaux à plumes sont de rigueur. « C'est une ambiance tout à fait particulière », admet Roseline, Lyonnaise de 52 ans, « le côté musette me séduit un peu plus
chaque année ». Mais ce que préfère cette habituée du festival, c'est chanter sur les airs d'autrefois. « On se promène le long des rues du village, et lorsque l'on entend une chanson qui nous
plaît, on s'arrête, on écoute, et on fredonne »
Mais c'est également grâce aux tourneurs que l'ambiance est si festive. André, tourneur depuis 1990 et membre du trio de Beaumont, entraîne les badauds dans son
univers. « C'est formidable de pouvoir communier tous ensemble de cette façon », explique-t-il, « et que l'on chante juste ou pas, tout le monde est le bienvenu »
Au détour d'une rue, la musique se fait plus forte, et des cris de joie fusent. Ce sont les guinguettes. Vêtus de costumes d'époque, plusieurs couples de danseurs
évoluent sur un air des années trente. Les professionnels se mêlent aux débutants, et la magie opère. Dans la cour de l'école, ou sur la place de la mairie du village, le passé reprend ses
droits et rappelle combien il est agréable et facile de s'amuser.
Pourtant, certains visiteurs ne ressentent pas l'envie de danser. Ils préfèrent se remémorer les belles années au calme. Qu'à cela ne tienne, un musée leur est
ouvert. Musée dans lequel ils découvrent une cinquantaine de pianos et orgues, tous en état de marche. Ainsi qu'un atelier de perforation de carton à musique. « Mon grand père possédait un
orgue de barbarie », se souvient Gilbert. Venir ici, c'est pour lui revivre un peu de son enfance. Le XXIe siècle est décidément bien loin de nous ce week-end. "
Je reviendrai vous présenter quelques uns des tourneurs présents car je ne peux mettre toutes les photos sur un seul article.
Pour vous inciter à venir découvrir tous ces magnifiques instruments, voici le premièr, un limonaire belge. Le limonaire est un orgue de grande taille, souvent motorisé alors que l'orgue de
barbarie est portable ou sur un chariot et manié avec une manivelle par le tourneur.
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